FORTUNES DE MER

Dés mes premières navigations à 7 ans, je faisais chavirer mon petit optimiste. Je le remettais à l’endroit et repartais. A tel point que j’était le bateau test : si Jérôme arrivait à naviguer, le reste de la classe pouvait tenter.
Problème ?
Impossible de me faire revenir à terre même si le voilier passait plus de temps la voile dans l’eau qu’en l’air.
C’est moi qui refusait de revenir. Je m’amusais trop !

Plus tard, à 19 ans, j’ai évacué un bateau à moteur en feu !
Sans gilet de sauvetage, paniqué, j’ai nagé de toute mes forces pour m’éloigner du navire : j’avais peur qu’il explose 🙁
Le feu s’est éteint. Mais t’ai-je dis qu’il y avait un coup de vent ce jour là ?
Du coup impossible de rejoindre la bateau car il dérivait trop vite !!
J’ai réussit par miracle à rejoindre la côte (merci au seul véliplanchiste sur le plan d’eau ce jour là). J’ai organisé les secours et récupéré le bateau et mes amis encore à bord.
Dès le lendemain, je naviguais sur un autre bateau.
A la rentrée scolaire suivante, je suivais des cours de natation 4 fois par semaine.

Ma leçon de mes multiples problèmes mer, ce que l’on appel des fortunes de mer ?
Ce sont ces expériences qui façonnent un bon marin.

J’ai compris récemment que le terme fortune dans ce cas n’a rien avoir avec la richesse financière, mais la richesse d’expériences.
Cette richesse me permet années après années de naviguer toujours plus loin dernière l’horizon.

Et toi, comment vis tu ces fortunes que la vie te mets sur ton chemin ?

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